J’ai fait mienne cette orientation en choisissant des études en fonction d’un projet bien précis « changer le monde, le rendre plus juste» (rien que ça !). J’ai décidé de partir dans le Sud pour contribuer au changement, apporter ma petite pierre à l’édifice. J’y ai passé de belles années, à m’imprégner de cultures nouvelles, me laisser transpercer par des rencontres, grisée par des projets portés par le sens et par des groupes de femmes. J’ai découvert des équipes dédiées au mieux-être de la communauté ou de personnes. Ailleurs donc, dans des ONG et puis ici aussi, quand à mon retour je me suis investie dans des projets d’insertion socio-professionnelle.

Et là, paradoxe: dans ces lieux d’humanité, je faisais l’expérience que l’on peut aussi y être en souffrance. Se noyer dans la masse de travail à réaliser, ne plus percevoir le sens, s’engluer dans des conflits, dépasser ses limites et s’épuiser devant la montagne de travail. Il arrive donc que l’envie de prendre soin abime les personnes. Et des questions me traversent. Qui prend soin de ceux et de celles qui prennent soin? Peut-on prendre soin de soi lorsqu’une mission, un challenge important prend le dessus ?

L’analyse transactionnelle a été une révélation. A cette époque, je travaillais dans ce qu’on appelle « une équipe en crise ». Avec mes collègues, j’ai partagé mes découvertes et les grilles d’analyses. Les situations délicates que nous vivions ont été décortiquées à partir d’angles nouveaux, complexes et simples de compréhension. L’impact sur mes collègues et sur moi-même fut tellement positif que je me suis rendu compte que je pouvais décliner cette envie de contribuer au bien-être d’une manière complètement différente et néanmoins complémentaire et cohérente. Le fil de mon parcours se colorait d’une teinte différente tout en faisant sens et en générant une grande joie. On pouvait prendre soin de soi tout en prenant soin des autres. Un embranchement était pris.

Et puis, j’ai perdu mon fil, j’ai trébuché, je suis tombée. Epuisement m’a t’on dit. L’équilibre était perdu. Je l’ai cherché. L’énergie qui me restait a été investie à rester debout. La curiosité m’a aidé à m’ouvrir à d’autres pratiques. A tout ce qui pouvait me faire gagner de l’énergie, de la sérénité. Mon corps m’a mené vers la sophrologie dynamique. Je suis revenue dans mes sensations, dans mon corps, dans mes émotions. J’ai appris à sentir mes limites, à m’ajuster et finalement, à rétablir un équilibre, le mien.

Aujourd’hui, mon fil professionnel se décline entre la gestion de projets en équipe, au profit de la collectivité, et l’accompagnement de personnes en difficulté à un moment de leur parcours.

Dans ma pratique, je côtoie tous les jours des personnes sous stress, en perte d’équilibre, noyées dans le travail, débordées, épuisées. Des personnes désireuses de se remettre d’une maladie, de retrouver un équilibre après avoir eu des enfants, de voir plus clair dans un moment de crise, de mieux se connaître afin de décider en conscience, de décrypter leur mode de fonctionnement ou de communication sous stress etc., et d’apprendre à revenir au calme, vers un équilibre intérieur. 
C’est là que je me sens « aidante ».

  • Change management, octobre 2023, Latéral
  • Facilitation visuelle, décembre 2022, Deklik formation
  • Facilitation en intelligence collective et innovation, novembre 2022, Impact Valley
  • Sophrologie Dynamique, octobre 2021 – novembre 2023, Ecole belge de sophrologie dynamique
  • Master class, Emotional Freedom Technique, novembre 2019, Fabienne Doyen
  • Intelligence collective, avril 2019, Nathalie Jacquemin
  • Gestion de projets, mai 2018, Pierre-Gilles Denis
  • Coaching, octobre 2017 – mars 2019, BAO Elan Vital
  • L’élément humain, La pierre angulaire, octobre – novembre 2017, Eleria
  • Théories organisationnelles – systémiques et supervisionsept 2016 – mars 2017, Group’AT
  • Formation approfondie à l’Analyse Transactionnelle et supervision, mai 2014 – juin 2017, Véronique Sichem, CFIP
  • Méditation en pleine conscience, 2014, Ilios Kotsou
  • Formation de formateurs, juin 2013, CFIP
  • Licence en Sciences Politiques, Relations Internationales, 1993 – 1998, St Louis/ UCL/ Complutense de Madrid